Cet épisode de l’Addition me tient particulièrement à cœur.
Je partageais récemment sur LinkedIn que ma fille s’orientait vers l’informatique et trouver sa place dans la tech quand on est une femme n’est pas toujours une évidence.

Alors, partager ce moment avec une experte aussi reconnue que Marie Cappelaere, Directrice Data & IA chez Boulanger, c’est forcément inspirant !

Cette semaine, l’échange a donc eu lieu autour d’un café et d’un thé (je ne l’ai jamais dit, mais je ne suis pas stricte sur ce point !).
Le principe de ce format reste le même : un expert, un échange, et une idée.

👉 L’idée reçue du jour : “Pour intégrer l’IA dans le retail, il faut forcément lancer un gros projet IT, global, pour tout révolutionner.”

Marie prend le contre-pied de cette approche. Sa vision de la Data et de l’IA est d’un pragmatisme redoutable, avec un double objectif indissociable : servir le client ET le collaborateur.

D’ailleurs, elle rappelle justement que l’approche “Data Centric” ne s’oppose pas à la culture “Data Driven”, bien au contraire. Une fois qu’on a acté que les meilleures décisions sont dictées par la donnée (l’ambition Data Driven), celle-ci doit simplement devenir le cœur des outils et des activités de l’entreprise (Data Centric).

Pour réussir cette intégration sans tout bloquer, il faut segmenter. Voici 3 points clés de notre échange :

1. L’adoption par le “soulagement”
Pour faire adopter l’IA aux équipes, la clé n’est pas d’imposer un outil global. Il faut cibler un “point de douleur” précis ou une tâche chronophage, et glisser l’IA directement dans les interfaces et les habitudes de travail existantes. La solution ne doit pas être une charge mentale supplémentaire : elle doit être un véritable soulagement.

2. L’expertise métier pour tuer les hallucinations
Vouloir une IA qui sait tout faire dès le premier jour, c’est risquer de lui faire dire n’importe quoi. Le secret ? Le périmètre restreint. On déploie de petits agents IA spécialisés, entraînés sur de la data interne et qualifiés directement par les experts du métier concerné. Résultat : pas d’hallucinations et une valeur démontrée immédiatement.

3. L’orchestration intelligente
Une fois que ces petits agents experts (SAV, suivi de commande, etc.) sont déployés et validés par le terrain, une IA “d’orchestration” vient se placer pour distribuer naturellement la demande vers le bon spécialiste. On aligne ainsi toute l’entreprise sur une seule obsession : la satisfaction client.

En résumé : l’IA avec Marie et ses équipes, ce n’est pas de la science-fiction déshumanisée.
C’est l’art d’utiliser la donnée pour faciliter la vie de tout le monde, un petit pas après l’autre, ce qui fait que l’IA ne remplace pas la relation, elle la prolonge !

Un immense merci Marie pour ce moment de partage passionnant et pour l’exemple que tu incarnes !🤝

Si vous deviez choisir : quelle est LA tâche chronophage de votre quotidien que vous rêveriez de déléguer à une IA pour vous “soulager” ?

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Auteur : Arnaud Trenchant

Accueil » L’Addition #8 : Intégrer l’IA dans le retail : pourquoi il faut viser le “soulagement” et non le gros projet ?